J.-Wladimir Bienstock

Élements biographiques

Portrait de J.-Wladimir Bienstock J.-Wladimir Bienstock La Revue blanche

Actuellement, l’autorité militaire montre, par politique, plus d’indulgence pour les nazaréens. La plupart d’entre eux forment la recrue des infirmiers. Les autres refusent obstinément de manier les armes. On s’ingénie à trouver des moyens de les vaincre. Eux se laissent lier le fusil sur le dos, se laissent garnir la giberne, et, en ce bel équipage, marchent au pas de course.
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Les cas particuliers de refus du service militaire sont moins rares qu’on ne se l’imagine ; le nombre croît, des hommes qui, tenant la guerre pour un crime, refusent leur complicité. Dans certains pays il est des groupes importants de « sectaires » qui, forts de la doctrine du Christ, sont inébranlables dans leur horreur des armes.
I
Les plus connus sont les doukhobors [1] , qui presque tous ont dû quitter la Russie et se sont réfugiés au Canada. En Autriche-Hongrie, les nazaréens, sans connaître les doukhobors, professent la même foi et opposent aux exigences du recrutement le même refus.
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Le climat fut terrible pour eux : presque tous tombèrent malades ; 60 moururent. Au surplus, il y avait peu de terrain disponible : le départ des doukhobors avait été trop précipité, les préparatifs de réception, insuffisants. Ce fut d’abord la Compagnie coloniale, qui leur loua des terres ; mais elles étaient mal situées : ils durent les abandonner après y avoir dépensé d’assez fortes sommes. Il en fut de même pour une autre ferme qu’on leur loua ensuite. Désormais les doukhobors ne demandaient plus qu’à quitter l’île de Chypre.
II
L’émigration au Canada fut beaucoup plus heureuse.
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