Johannès Jœrgensen

Élements biographiques

Johannès Jœrgensen Revue des Deux Mondes

Catherine n’ignorait pas ce qu’est l’amour terrestre et en parle avec la plus grande simplicité et la plus grande pureté : « L’homme ne peut pas vivre sans amour, dit-elle dans une de ses lettres, car l’homme a été créé pour aimer. C’est l’amour du père et de la mère qui donne l’être et la vie à un enfant. » Mais pour Catherine, comme pour saint Paul, cet amour conjugal n’est que le symbole d’un amour supérieur, du « grand sacrement, » de l’alliance du Christ et de l’Eglise, de Jésus et de l’âme.
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Johannès Jœrgensen Revue des Deux Mondes

« Beaucoup vivent dans une cellule et néanmoins en sont absens par la pensée, lui dit un jour le Sauveur ; je veux donc que ta cellule soit celle de la connaissance de toi-même et de tes péchés. » La connaissance d’elle-même et le connaissance de Dieu, tel était le double secret de la vie cellulaire de Catherine.
« Chaque soir, quand il commençait à faire nuit, raconte Caffarini, Catherine se sentait attirée vers Dieu par une puissance irrésistible. Sa volonté et son cœur se rapprochaient de la volonté et du cœur de Dieu et le monde extérieur s’évanouissait pour elle. »
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Johannès Jœrgensen Revue des Deux Mondes

Catherine aimait Jésus avec toute la passion dont une femme est capable, jusqu’au don total d’elle-même. Un homme peut aimer Jésus comme un frère aîné, comme un ami très cher, comme un père bien-aimé auquel on ne désobéirait pour rien au monde, mais une femme aime Jésus comme son époux, comme celui auquel sa vie est consacrée : « Me voici, prends-moi, je suis tienne, fais de moi ce qu’il te plaira ! »
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