Lieutenant-colonel De Castries

Élements biographiques

Lieutenant-colonel De Castries Revue des Deux Mondes

Si, dans la guerre de tranchées, c’est une obligation pour le chef, comme Monluc n’a cessé de le répéter, de se trouver au milieu des travailleurs pour les encourager, c’est pour le capitaine une obligation plus impérieuse encore d’apporter à ses hommes le réconfort de sa présence, lorsque ceux-ci sont exposés. « Quand il fait chaud en quelque lieu, si le chef n’y va pas, le reste n’y va que d’une fesse et gronde qu’on les envoie à la mort. »
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« Tout soldat, dit l’Instruction sur les travaux de campagne, doit manier l’outil aussi bien que le fusil ; il se sert du premier quelquefois, du second tous les jours. Tout combattant doit travailler. L’exécution rapide et soignée des travaux engage l’honneur militaire des troupes qui en sont chargées. » Cette conception nouvelle aura sans doute pour effet de faire tomber en désuétude le vilain mot de corvée employé dans le langage militaire pour désigner soit tout travail qui n’est pas exercice ou manœuvre, soit la troupe chargée de l’exécuter.
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La défense et l’attaque ont aujourd’hui dans la guerre de tranchées des procédés identiques.
Monluc reconnaissait à la guerre trois raisons d’être : gagner des batailles, prendre des villes, défendre des villes. De ces trois objectifs, le premier, qui rentre dans la guerre de mouvement, est une exception au XVIe siècle : on pourchasse son ennemi de ville en ville ; il revient sur vous ; on resserre ou on lève un blocus ; les alternatives de succès et de revers sont constantes ; « il est impossible d’être toujours suivi du bonheur ; »
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