Claude de Monluc

Définition et enjeux

Paul Courteault Blaise de Monluc : un cadet de Gascogne au XVIe siècle (1909)

On eut une sérieuse alerte : on rencontra dans le brouillard cin- quante-deux galères de Doria revenant de la chasse. Mouluc et ses compagnons eurent une belle peur ; ils se voyaient déjà à la chaîne ; ils eussent préféré être à planter des choux. Ils furent sauvés par le sang-froid du jeune chevalier et l'énergie des rameurs. Le mardi soir, on arriva à Marseille. Monluc y fut reçu par le comte de Tende, Claude de Savoie, la com- tesse, une Gasconne, Françoise de Foix-Candale, et le baron de La Carde, qui soupaient au jardin de M. de Saint-Blancard.
Source : Gallica

Charles Normand Monluc (1897)

Que ceux qui n'ont jamais eu une bonne opinion d'euxmêmes lui jettent la première pierre ; quant à nous, près de quitter le vieil aventurier, avec lequel nous vivons depuis quelques mois, nous préférons lui rendre un dernier hommage, en citant la page où il fait un retour ému et presque mélancolique sur sa destinée. On y trouvera une note de tendresse et de pitié qui n'était pas ordinaire à Monluc, et qu'il semble avoir cachée soigneusement toute sa vie, comme s'il en eût rougi luimême, la trouvant indigne d'un soldat.
Source : Gallica

Charles Normand Monluc (1897)

Ce n'est pas un grand écrivain : l'importance de son œuvre ne répond pas à ses développements ; il nous rassasie de ses exploits jusqu'à la fatigue; la mesure et le goûtlui sont inconnus ; si quelques-unes de ses idées sont ingénieuses, elles ne sont ni assez nombreuses ni assez nouvelles pour masquer le côté un peu mesquin et étroitement personnel des Commentaires. Mais Monluc a deux qualités qui portent la vie avec elles : la passion et la foi. Il est fanatique de son métier, et il
croit à l'armée comme à lui-même.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature