Charles Normand

Monluc (1897)

Résumé

Charles Normand,  Monluc (1897)

“ Quand on le traîna devant M. de Guise, la vue du grand chef, qui le fixait d'un œil sombre, le dégrisa sur-le-champ et il baissa la tête, comprenant toute l'étendue de sa faute. Jamais homme ne fut plus près de la potence. Mais Guise pesa la tentation à laquelle il avait soumis le malheureux, et sut l'excuser de n'y avoir pas résisté.
— Baisez la terre, lui dit-il.
C'était lacérémonie, singulièrement saisissante,
par laquelle les soldats, au XVIe siècle, préludaient à la bataille. Les Allemands et les Suisses surtout ne marchaient jamais à l'ennemi sans avoir baisé la terre.
”
Source : Gallica

Charles Normand,  Monluc (1897)

“ La passion maladive des Chinois pour le jeu peut seule aujourd'hui donner une idée de la fureur qu'y apportaient en ce temps-là
les aventuriers de toutes nations. Les plus enragés étaient peut-être encore les dévotieux Espagnols : l'or qu'ils ramassaient à la pelle en Italie ou dans le Nouveau-Monde ne restait pas longtemps dans leurs bougettes ; et plus d'un, après avoir brassé des millions, n'eut pas même la consolation de ce Gascon qui, en s'épuçant, trouva dans son hautde-chausses trois écus dont il ne soupçonnait pas l'existence.
”
Source : Gallica

Charles Normand,  Monluc (1897)

“ OU L'ON VOIT QUE MONLUC, S'IL A DIT LA VÉRITÉ SUR SON PROPRE COMPTE, N'A PAS DIT TOUTE LA VÉRITÉ.
D'une manière générale, il y aurait d'ailleurs injustice à réclamer de Monluc une impartialité vraiment scientifique. S'il écrit pour plaider sa cause, il est trop évident qu'il laissera dans l'ombre les parties de son existence qui pourraient lui faire tort auprès de ses juges. Tantôt il bavarde à perdre haleine sur des faits de guerre parfaitement insipides ; tantôt il se tait au passage palpitant, juste au moment où l'on retient sa respiration pour mieux l'écouter.
”
Source : Gallica

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