Charles Normand, Monluc (1897)
“ Quand on le traîna devant M. de Guise, la vue du grand chef, qui le fixait d'un œil sombre, le dégrisa sur-le-champ et il baissa la tête, comprenant toute l'étendue de sa faute. Jamais homme ne fut plus près de la potence. Mais Guise pesa la tentation à laquelle il avait soumis le malheureux, et sut l'excuser de n'y avoir pas résisté. — Baisez la terre, lui dit-il. C'était lacérémonie, singulièrement saisissante, par laquelle les soldats, au XVIe siècle, préludaient à la bataille. Les Allemands et les Suisses surtout ne marchaient jamais à l'ennemi sans avoir baisé la terre. ”
