Résumé

Paul Courteault Blaise de Monluc : un cadet de Gascogne au XVIe siècle (1909)

« Monseigneur, je suis un homme mort; je vous prie de vous souvenir de moi, car je meurs pour vous. » Le matin, il avait dit à Adriano Baglione et au comte Teofilo Calcagnini : « Monsieur de Monluc n'est pas bien connu du Roi et de la Reine, bien que le Roi l'aime fort; mais si j'échappe de ce siège, je leur ferai connaître ce qu'il vaut. » Après cela, on comprend que Monluc ait donné quelques larmes à cet extraordinaire aventurier, devenu par son mérite autant que par la faveur de Catherine de Médicis maréchal de France.
Source : Gallica

Paul Courteault Blaise de Monluc : un cadet de Gascogne au XVIe siècle (1909)

Il vint donc à la cour s'essayer au métier de courtisan. Il est permis de croire qu'il profitait, pour se pousser, de la réputation naissante de son frère Jean, le diplomate. Aussi hardi, aussi aventureux que Blaise, dévoré, comme lui, d'ambition, mais mieux pourvu de
ce qu'il faut pour réussir, doué d'une intelligence plus fine et plus déliée, d'une merveilleuse souplesse, humaniste et beau harangueur, au total admirable composé de Gascon et d'Italien, Jean de Monluc venait de se faire connaître par un coup d'éclat qui surpassait les pauvres prouesses de Blaise.
Source : Gallica

Paul Courteault Blaise de Monluc : un cadet de Gascogne au XVIe siècle (1909)

Lussan, Blacons, Combas suivent, l'épée et la dague aux mains ; la tranchée est reconquise. Reste le torazzo où les Impériaux se sont enfermés. Charry vient d'arriver ; Monluc lui dit simplement de le reprendre. La tête coiffée d'un morion pour protéger son front bandé, à la suite d'une récente blessure, vêtu d'une demi-armure et de manches de mailles, l'épée et la rondelle à la main, Charry monte à l'échelle, à la lueur des torches, suivi de deux arquebusiers. Tous trois sautent dans la tour, criant : « France ! France ! Vive le roi ! » Ils tuent trois hommes ; le reste se sauve.
Source : Gallica

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