Georges-Frédéric Burguy, Grammaire de la langue d'oïl, ou Grammaire des dialectes français aux XIIe et XIIIe siècles… (1853-1856)
“ Je dérive pennon de penne (penna) , et non de pannus, comme on le fait ordinairement, parce que toutes les langues romanes ont un e radical, ital. pennone, esp. pendon (d intercalaire) , prov. peno, penon, et qu'elles n'avaient aucune raison d'affaiblir l'a en e, si pennone, pendon, etc., dérivaient de pannus. On a comparé la banderole à l'ondulation d'une plume agitée par le vent. Penne, pene signifie encore panne, espèce de fourrure, et, dans ce sens, il dérive également depenna, prov. penna, pena, et non de pannus, ainsi qu'on l'admet; pannus a produit pan en franç. et en prov. ”
