Louis de Cissey,  Vie abrégée de Marguerite du Saint-Sacrement… (1868)

“ « Ah! mes sœurs, disait-elle en sanglotant, n'oubliez pas, après ma mort, de prier à mon intention, et de satisfaire pour moi au saint Enfant Jésus, que j'ai si mal servi et si souvent offensé. »
« Désirez-vous mourir? lui demanda la prieure. — Non! répondit-elle, je suis entrejes mains du saint Enfant Jésus; il peut disposer de moi : il m'est égal de vivre ou de mourir. Je n'ai qu'un désir, celui d'expier mes fautes par l'état où je suis, de m'en repentir et d'apaiser la sévérité de la justice de Dieu, qui devrait m'anéantir mille fois, tant je suis coupable envers lui. »
”
Source : Gallica

Louis de Cissey,  Vie de Marguerite du St-Sacrement… (1862)

“ Et se jetant à genoux, les bras étendus en croix, avec un admirable courage, que lui communiquait celui qui proportionne la grâce aux tentations, elle les repoussait armée de son crucifix 1.
Vaincus dans sa cellule, les démons agrandirent le champ du combat, et, loin d'abandonner leur proie, ne lui laissèrent bientôt plus un instant de répit. Ils poursuivaient Marguerite dans toute la maison et jusqu'au milieu de ses soeurs. En même temps, la jeune novice, dont l'âme était obscurcie par d'épaisses ténèbres et livrée, à un dégoût amer, se sentait violemment poussée au désespoir.
”
Source : Gallica

Louis de Cissey,  Vie de Marguerite du St-Sacrement… (1862)

“ Est-il quelque remède qui puisse mieux que le renoncement au monde et à soi-même, préserver notre âme de tous les périls qui la menacent?
Le jour de Pâques, Marguerite assista à la fête solennelle qui se célèbre ce jour-là au Ciel, et elle en revint si admirablement séparée des choses de ce monde, que son âme fut en quelque sorte plus sainte et plus élevée à Dieu qu'elle ne l'avait encore été. Son esprit n'était occupé qu'à rendre gloire à Dieu et à lui faire l'offrande de son être, avec un amour si enflammé, qu'il ne semblait plus qu'elle vécût sur cette terre1.
”
Source : Gallica

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