Résumé

A Monsieur Léon Gambetta. Socialisme et libre échange… (1878)

Mais, Citoyen, si la question ainsi posée peut être résolue au moyen du Communisme, beaucoup, sans doute, ne creusant pas à fond ses exigences, croient parvenir au même but en procédant moins radicalement, mais ils se trompent à l'égal de Lamartine, quand il écrivait :
« La classe des prolétaires, livrée à elle-même par la suppression de ses patrons et par l'individualisme, est dans une condition pire quelle n'a jamais été, a reconquis des droits stériles sans avoir le nécessaire, et renversera la société jusqu'à ce que le socialisme ait succédé à l'individualisme. »
Source : Gallica

A Monsieur Léon Gambetta. Socialisme et libre échange… (1878)

Citoyen, sans doute que pour porter remède à cet excès de production, il ne faut pas commettre le blasphême de dire au progrès : recule, à la lumière : éteins-toi! ni au prolétaire : brise le métier automate que tu peux conduire seul, quand jadis il aurait exigé le travail de dix de tes pareils ; renverse la vapeur qui supplée à ta force, car ce sont là tes ennemis qui, chaque jour de plus en plus, prennent ta place à l'usine et à l'atelier, et alors sans capital acquis, font que tu restes dans la misère.
Source : Gallica

A Monsieur Léon Gambetta. Socialisme et libre échange… (1878)

Il est temps, sans doute, encore de choisir ; mais le choix doit en être fait, afin que l'espoir renaisse aux foyers du travail, car les forces s'y épuisent devant l'indécision qui paralyse celles nécessaires à conjurer ce que chacun craint d'entrevoir pour l'avenir, et, Citoyen, devant l'oeuvre magnifique que révèle notre grandiose exposition, si la France doit être fière de sa part de grandeur industrielle qu'aucune nation n'oserait lui contester, elle doit aussi reconnaître que les temps sont déjà loin, ou presque seule elle faisait grand et bien
Source : Gallica

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