Résumé

Adolphe de Leuven Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le père Latuile, ou Le cabaret de la barrière Clichy souvenir de 1814 en un acte

“ CESAR. J’ai la parole de mon oncle Latuile.... Je sais bien que vous auriez peut-être préféré notre cousin mutuel... Julien, le brasseur... Ah dam ! c’est un faraud... un mirliflor... qui vous a, le dimanche, les gants bleus et l’habit gris... le pantalon de tricot collant ; mais ça ne l’empêche pas d’être fièrement enfoncé dans l’esprit de votre père.
CHARLOTTE. Pauvre Julien !...
CESAR. Oui... plaignez-le... un jeune homme qui tombe à la conscription, et qui ne rougit pas de s’acheter un remplaçant... au lieu de marcher lui-même... Ah ! fi !... c’est petit... c’est mesquin...
”
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Adolphe de Leuven Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le père Latuile, ou Le cabaret de la barrière Clichy souvenir de 1814 en un acte

“ CESAR. Oui, nous sommes dans d’beaux draps... Où allez-vous reposer votre tête, à présent, malheureux aliéné ?
JULIEN. A ma brasserie, parbleu ! mon oncle y sera comme chez lui... et dans les temps meilleurs, nous ferons construire ici un beau cabaret, avec cette enseigne qui en vaudra bien une autre : AU PERE LATUILE !
On entend le tambour et les trompettes au loin.
LATUILE. Qu’est-ce que c’est que ça ?
CESAR, allant au fond et regardant. Ce sont les étrangers qui viennent relever les postes de la barrière.
LATUILE. Les étrangers ! ... partons... leur vue me ferait trop de mal...
”
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Adolphe de Leuven Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le père Latuile, ou Le cabaret de la barrière Clichy souvenir de 1814 en un acte

“ CESAR. Au contraire, mon oncle, c’est le plus grand des bonheurs, Paris...
LATUILE. Se lève en masse.
CESAR. Du tout ; Paris a capitulé.
TOUS, se levant. Capitulé !
Latuile semble anéanti.
CESAR. J’viens d’voir l’hussard qu’en a apporté la nouvelle à la barrière, un chamboran... Demain, à neuf heures, les alliés feront leur entrée dans Paris ; il doit en passer par not’ barrière, plus de dix-huit cent mille.
JULIEN. Je réponds bien que je ne borderai pas la haie sur leur passage.
CESAR. Quel orgueil puéril ! (S’accrochant de la porte du cabaret) .
”
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