Résumé

Albin William Jean-Marie Dubourg Considérations physiologiques sur la transfusion du sang

Chez nos animaux domestiques, la jugulaire est le vaisseau qu’on doit choisir de préférence. Le sang se rend alors directement dans le cœur droit, et de là dans le poumon, où il subit des modifications si importantes pour l’entretien de la vie. Si on injectait le sang veineux par les artères on aggraverait de beaucoup l’état du sujet déjà affaibli par une hémorrhagie ; avant d’être soumis à l’action de l’oxygène de l’air, le fluide nourricier aurait à parcourir un chemin plus ou moins long, pour se rendre au cœur droit, et de là dans le poumon, organe dans lequel s’opère l’hématose.
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Albin William Jean-Marie Dubourg Considérations physiologiques sur la transfusion du sang

Pourquoi créer un principe immatériel, pour expliquer, à la fois, l’action nuisible de la fibrine, et sa fluidité dans le sang ? Si cet élément est à l’état de dissolution dans le sérum, il le doit à la force vitale ; or, est-il logique d’admettre que cette force, qui fait que nous sentons, que nous nous mouvons, qui régit toutes les fonctions de nos organes, jouit de propriétés toxiques. La vie ne se manifeste-t-elle pas de la même manière chez tous les animaux ?
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Albin William Jean-Marie Dubourg Considérations physiologiques sur la transfusion du sang

Grâce à ses travaux, ainsi qu’à ceux de Prévost et Dumas, de Dieffenbach et de quelques autres médecins physiologistes, la transfusion du sang occupe aujourd’hui un rang assez important dans la thérapeutique. Elle n’est pas destinée, bien certainement, comme l’avaient cru de prime abord quelques médecins, à guérir toutes les maladies, ou à prolonger la vie indéfiniment ; mais, dans les deux médecines, en médecine humaine comme en médecine vétérinaire, elle peut rendre de grands services dans des cas désespérés.
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