Résumé

Aristide Bertreux De l’origine de la peste bovine

Unterberger, tout en reconnaissant que c’est de la Russie que sort le typhus quand il va visiter l’Europe occidentale, déclare que cette contrée n’est pas la patrie primitive du typhus. Quand elle est envahie, la maladie vient de l’Est, prétend-il, c’est-à-dire de la Kalmoukie, où on désigne la Tartarie comme lieu d’origine du fléau. C’est dire qu’Unterberger nie le fait de la prédisposition de la race des steppes à contracter le typhus, nie la spontanéité de la maladie sur cette race, en s’appuyant sur l’impossibilité de délimiter la contrée où la maladie se développe primitivement.
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Aristide Bertreux De l’origine de la peste bovine

Les premiers bœufs reconnus malades venaient de la Hongrie et de la Silésie, là où, évidemment, le typhus n’est jamais originel. Unterberger, pour ne citer qu’un nom, affirme ce fait catégoriquement : « Dans la Hongrie, dit-il, accusée d’être le foyer du mal, le typhus ne se développe jamais spontanément. » Les mêmes motifs qui font que la peste bovine sévit souvent dans le nord de la Russie, font que le fléau visite souvent la Hongrie et les provinces voisines, où du reste, on engraisse beaucoup d’animaux de la race des steppes.
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Aristide Bertreux De l’origine de la peste bovine

En raison de ce que la race des steppes peut être affectée du typhus spontané hors du lieu de sa naissance, il faut admettre que l’opinion de Haupt et de Lorinzer se rapproche beaucoup plus de la vérité que celle de Wehenkel. On regarde généralement la prédisposition d’une espèce ou d’une race à contracter une maladie particulière, comme ne pouvant provenir que d’une cause résidant dans l’organisme.
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