Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast

Résumé

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Une idée lorraine (1864)

Il n'y a pas douze ans, Messieurs , qu'un phénomène très-étonnant avait encore lieu en Occident, sur l'horizon philologique et littéraire.
Les nations douées d'une civilisation complète, celles qui ont coutume de se tenir au courant des progrès de la science, tant sur le terrain du passé que sur celui de l'avenir, ces nations s'étaient spontanément prêtées toutes à élargir le cercle de leurs études courantes, afin d'y faire aux langues et aux antiquités de l'Orient la place dont l'Orient est digne. Un peuple seul, ou presque seul, présentait sous ce rapport une affligeante exception
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Une idée lorraine (1864)

Pour ce qui est de la famille linguale aryenne, voilà bien celle chez laquelle règne (ou du moins peut régner) le plein classicisme, le classicisme comme les Européens l'entendent. Mais, au
centre de ce groupe, lequel est sa véritable sphère de domination, il y a surtout quatre langues qui l'ont révéré tout de bon, qui l'ont créé législateur de leur littérature : c'est, dans l'antiquité, le sanscrit, le grec et le latin, — et dans les âges postérieurs à la Renaissance, le français.
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Une idée lorraine (1864)

Ainsi une ville modeste, une simple ville de cinquante mille âmes (laquelle, il est vrai, par héritage, représente d'anciennes gloires de premier ordre) , aura, dans le cours de peu d'années, obtenu des résultats étonnants.
Auteur d'un immense effort pour concilier tout de bon le sémitisme et le classicisme, Nancy avait tenté sans peur une chose longtemps regardée comme impossible, la résurrection complète du grand lyrique hébreu.
Source : Gallica

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