Résumé

Banquet réformiste de Senlis, Oise… (1841)

Achevons donc d'organiser, partout où nous le pourrons , des comités réformistes. Achevons de nationaliser cette grande question de la réforme, en la faisant pénétrer dans toutes les classes du peuple. Que notre énergie et notre zèle soient guidés par la prudence, et nous n'aurons à redouter, en aucune manière, les tracasseries que l'arbitraire pourrait vouloir nous susciter. La loi protège le droit de pétition et tout ce qui s'y rattache. Si on la violait à notre égard, nous ferions respecter, en cette occasion, comme en toutes les autres, nos droits de citoyens.
Source : Gallica

Banquet réformiste de Senlis, Oise… (1841)

« Puissions-nous voir une époque meilleure, où l'on n'entendra plus proclamer en public la misérable doctrine de l'individualisme, cette doctrine qui égare l'homme jusqu'à lui faire dire, comme à un fameux électeur de Crépy : « Aujourd'hui, chacun tire de son côté le plus qu'il peut. » — Puissions-nous voir une époque où les hommes comprendront que la société n'est point une curée, au milieu de laquelle ils doivent se disputer les lambeaux de la fortune publique, pour que la plus grosse part tombe toujours au plus servile ou au plus voleur!
Source : Gallica

Banquet réformiste de Senlis, Oise… (1841)

Un des grands avantages surtout des comités réformistes, de ces comités où, sous peine de rencontrer la loi contre les associations, nous ne devons nous occuper que des pétitions en faveur de la réforme ; un avantage inappréciable de cette organisation légale, c'est de créer entre les citoyens des rapports et des relations ; c'est de les entretenir dans une agitation à la fois pacifique, et progressive ; c'est de les habituer à s'occuper de leurs intérêts politiques, à étudier et à connaître, moralement et matériellement, leurs droits et leurs devoirs.
Source : Gallica

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