Résumé

Canal de Suez. Les promesses de M. de Lesseps (1872)

Si les "habiles ingénieurs de M. de Lesseps n'avaient pas décidé, contrairement aux promesses formelles qui ont servi de point de départ à la souscription, qu'une largeur de 20 mètres au plafond et de 56 mètres à fleur d'eau était suffisante, tous ces risques seraient fort amoindris. Un canal à double voie est deux fois moins exposé à l'encombrement qu'un canal à'voie simple; tout le monde, excepté certains ingénieurs trop habiles, comprendra cette vérité.
Quoi qu'il en soit, nous comptons sur dix-sept millions de recettes brutes.
Source : Gallica

Canal de Suez. Les promesses de M. de Lesseps (1872)

Nous savons que le mouvement commercial entre l'Europe et l'extrême Orient a pour agents les Anglais et les Hollandais; ceux-là se soucient peu du canal. Ils n'ont pas souscrit à l'origine, et nous offririons volontiers de parier que, depuis, ils n'ont guère acheté d'actions. Ce que ces commerçants recherchent avant tout, c'est l'économie du fret; le temps ne vient pour eux qu'en seconde ligne.
Source : Gallica

Canal de Suez. Les promesses de M. de Lesseps (1872)

POrient comme à l'Occident, les navires du monde entier prendront la voie de Suez, et vous aurez soixante millions de recettes brutes : soixante millions au bas mot !
— Avec cet emprunt, j'ouvrirai un canal de 100 mètres à la ligne d'eau; je multiplierai les ports, les abris, les balisages; je mettrai en rapport les 10,000 hectares de terrain qui nous restent. Rien que ces terrains valent les cent millions demandés ; à dix mille francs l'hectare, c'est pour rien. Il suffit qu'il y ait marchand.
Source : Gallica

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