Résumé

F Bertauld La Navigation intérieure et la concurrence étrangère… (1888)

Si ce n'était que cela, il faudrait les laisser se débattre, en ayant soin, cependant de veiller à ce que l'Etat n'aide pas l'une à écraser l'autre, car l'Etat doit à tous égale protection ou égale indifférence. Mais le cas est tout autre, c'est l'Etat qui prend l'argent de tous pour favoriser quelques-uns. C'est l'Etat qui pressure les contribuables français pour favoriser la concurrence que les produits étrangers font à ces mêmes contribuables. C'est l'Etat qui sacrifie des intérêts qui sont les siens, c'est-à-dire ceux de tout le monde.
Source : Gallica

F Bertauld La Navigation intérieure et la concurrence étrangère… (1888)

Alors que les chemins de fer ont à établir d'abord à grands frais leur voie, puis à l'entretenir, alors que la navigation maritime contribue, par des taxes diverses, à payer l'aménagement des ports et le développement de leur outillage, la navigation intérieure n'a d'autre charge que ses frais de traction; elle exploite un instrument de transport établi ou perfectionné, en tout cas entretenu, aux frais de l'Etat
Source : Gallica

F Bertauld La Navigation intérieure et la concurrence étrangère… (1888)

Dans ces conditions, la navigation intérieure est l'instrument, par excellence de la pénétration des produits étrangers dans notre pays. C'est à elle que les vins étrangers, que les blés d'Amérique et de l'Inde doivent de venir à Paris, à Lyon, sur toute l'étendue pour ainsi dire de notre territoire, concurrencer les blés indigènes et paralyser l'agriculture française, obligée, pour se défendre, de solliciter du Parlement, les mesures si discutées qui ont fait l'objet de la loi du 27 mars dernier.
Source : Gallica

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