Résumé

P. Bossicaut Le canal de Suez au point de vue financier (1870)

Ce n'est pas que des hommes puissent faire bonne une chose qui ne contiendrait pas des éléments suffisants de bonne qualité ; c'est que des défaillances de leur part peuvent rendre mauvaise ou médiocre une spéculation qui renfermerait en elle tous les éléments d'un succès. Ce qui fait la base du succès du canal de Suez, c'est l'existence actuelle, due à l'accumulation d'une série de siècles, d'un trafic de 3 millions de tonnes que la situation géographique oblige à prendre la voie du canal.
Source : Gallica

P. Bossicaut Le canal de Suez au point de vue financier (1870)

Les autres pays de l'Europe industrielle qui font usage des productions de l'extrême Orient ou qui y portent les leurs, opèrent par l'intermédiaire des nations que nous venons de nommer, et surtout de l'Angleterre
et de la Hollande, et il suffit d'avoir sous les yeux le tableau de la navigation que font l'Angleterre, la Hollande, la France, la Belgique et l'Espagne avec les mers de l'Inde et de la Chine, pour avoir une notion suffisamment exacte des relations de l'Europe occidentale avec les contrées dont le canal de Suez abrége l'accès.
Source : Gallica

P. Bossicaut Le canal de Suez au point de vue financier (1870)

Cette lenteur est la loi de l'humanité.
On a essayé de comparer l'accroissement que la voie de Suez donnerait au commerce de l'Orient à celui que l'ouverture du chemin de Paris-Lyon-Médi-
terranée a donné au trafic de cette grande ligne, et l'on a dit : « On supposait que le chemin de Paris à Marseille ferait 50 millions de recette, et il donne 300 millions. Il en sera de même pour le chemin de Suez, qui va abréger le commerce avec l'ancien monde. » Une comparaison pareille n'est pas admissible : il est facile de le prouver.
Source : Gallica

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