Champfleury

Champfleury

Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury,  Le Salut public

“ Ils voulaient, les infâmes, faire la bourgeoisie à leur image, — tout estomac et tout ventre, — pendant que le Peuple geignait la faim. Peuple et bourgeoisie ont secoué du corps de la France cette vermine de corruption et d’immoralité ! Qui veut voir des hommes beaux, des hommes de six pieds, qu’il vienne en France ! Un homme libre, quel qu’il soit, est plus beau que le marbre, et il n’y a pas de nain qui ne vaille un géant quand il porte le front haut et qu’il a le sentiment de ses droits de citoyen dans le cœur ”
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Portrait de Champfleury Champfleury,  Le Salut public

“ Le premier a toujours été un singe plein de malice, riant, criant, gesticulant, sautant, ne croyant à rien, écrivant sur tout.
Ne croyant pas à la Révolution, il a écrit la Révolution.
Ne croyant pas à l’Empire, il a écrit l’Empire.
Savez-vous ce qu’il aimait ?
Les singes. Il leur a fait bâtir un palais.
Le second était son compère, un homme sérieux, une contrefaçon de tribun ; il avait toute la gravité d’un montreur d’ours, le sieur Barrot ; toute sa vie il l’a passée à montrer un singe. Pendant dix ans à France a cru à un grand orateur, au sieur Barrot.
”
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Portrait de Champfleury Champfleury,  Le Salut public

“ Il court de toutes ses forces pour arriver à temps quelque part avant la République, pour y reposer sa tête, c’est là son rêve. Car la terre entière n’est plus pour lui qu’un cauchemar qui l’enveloppe. Mais à peine touche-t-il aux barrières, que les cloches se mettent gaiement en branle, et sonnent la République à ses oreilles éperdues.
La tête de Louis-Philippe attire la République comme les paratonnerres servent à décharger le Ciel.
Il marchera longtemps encore, c’est là son châtiment. Il faut qu’il visite le monde, le monde républicain, qui n’a pas le temps de penser à lui.
”
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