Résumé

Mémoires de dix-huit ans 1860 à 1878… (1878)

S'il est vrai, d'après Montesquieu, que la vertu soit le principe des républiques, un royaliste peut quelquefois devenir un républicain loyal ; mais il n'est guère croyable qu'un homme mûr, ayant toujours vécu dans les rangs des républicains, se convertisse jamais franchement à la Monarchie.
La République est, par excellence, le gouvernement des hommes libres, énergiques et pauvres, exempts des vices d'ordinaire inhérents à la richesse, toujours prêts, par conséquent, à sacrifier leur vie pour le triomphe de leur patrie et des lois.
Source : Gallica

Mémoires de dix-huit ans 1860 à 1878… (1878)

C'est mal connaître la nature humaine et ne tenir aucun compte des enseignements de l'histoire que de se bercer de telles illusions. « Plutôt les Tures que le Pape, » disaient autrefois les Grecs de Byzance. Tous les gouvernements, toutes les aventures, tous les dangers, toutes les cocardes; tout, en un mot, disent de nos jours les partisans des d'Orléans et des Bonaparte, tout hormis le Roi et son drapeau.
Source : Gallica

Mémoires de dix-huit ans 1860 à 1878… (1878)

Voilà la politesse de cour de ces prétendus royalistes, qui punissent ainsi le Roi de la faute commise jadis par ses ancêtres d'avoir détruit la noblesse au profit des légistes et du tiers-état. Comment une royauté parlementaire serait-elle désormais possible dans ce pays sceptique, sans aristocratie, où le respect pour tout ce qui est élevé, noble et grand est aussi complétement perdu?
Les bourgeois, qu'ils soient ou non titrés ou affublés d'une particule et du nom de leur village, les bourgeois, dis-je, ne s'inquiètent jamais de questions d'honneur.
Source : Gallica

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