Charles François Recordon

Résumé

Charles François Recordon Le chrétien et les dettes

C’est une chose misérable, fausse, immorale et méprisable de faire un négoce avec un capital factice, de vivre au moyen d’un système d’expédients, de mener grand train aux dépens de ses créanciers. Nous craignons que ce ne soit là, à un déplorable degré, le cas même de plusieurs de ceux qui sont au premier rang de la profession de christianisme. Quant aux personnes qui ne sont pas dans les affaires, elles n’ont aucune excuse quelconque pour justifier leurs dettes. Ai-je, devant Dieu ou devant les hommes, le droit de porter un vêtement ou un chapeau que je n’ai pas payé ?
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Charles François Recordon Le chrétien et les dettes

Oh ! qu’heureux est celui qui se confie ainsi en son Dieu et Père et qui a, avant tout, à cœur de lui être agréable et de faire sa volonté. Que de peines, que d’inquiétudes, que d’épreuves, que de douleurs il s’épargne en marchant avec Dieu, selon Dieu et près de Dieu ; en ne s’appuyant que sur Lui dans les difficultés, en ne recourant qu’à Lui dans la détresse ! Il peut être pauvre, dénué, malade, affligé : — sans doute, cela fait partie du lot sur la terre, que le Seigneur Jésus a promis au fidèle
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Charles François Recordon Le chrétien et les dettes

N’est-ce pas, au contraire, la preuve que vous vous défiez de Dieu, que votre cœur se détourne de Lui à proportion qu’il s’appuie sur le bras de la chair et qu’il se confie en l’homme ?
Pourquoi, souvent, fait-on des emprunts ou des dettes ? Parce qu’on n’est pas content de l’état dans lequel on se trouve, parce qu’on veut en sortir pour s’élever plus haut, parce que, au lieu de s’accommoder aux choses humbles, on estime et l’on recherche les choses élevées.
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