Fernand Hauser, Les Balkaniques
“ Le cœur du poète ressent toutes leurs émotions à la fois contraires et semblables. Pour chacun d’eux, d’un certain point de vue, cette guerre est de défense ; ce n’est pas une guerre de conquête, celle qui veut reprendre à des oppresseurs le fruit de leurs victoires passées. Et cependant l’oppresseur, dont la victoire remonte à des siècles lointains, peut se dire, lui aussi, qu’il défend une patrie, une gloire légitimes... Ainsi se disperse, en se multipliant, l’âme du poète. Chacun des peuples qu’il chante peut s’enthousiasmer, à sentir passer le vent de telle strophe aux ailes éployés ! ”
