Résumé

Fragment d'un Journal, 5 Mai 1868… (1868)

Alors intervenait l'Ange du foyer, Jeanne, avec ses paroles douces et persuasives; elle embrassait son père et lui rappelait la promesse de l'Apôtre : « Celui qui espère en Dieu ne périt jamais. »
Et c'était entre le père et la fille des serrements de mains, de saintes caresses, des mots jaillissant du cœur, de doux entretiens entrecoupés d'éloquents silences, et, à la suite de ces scènes pleines d'émotion et d'attendrissement, M. Delcour se redressait rasséréné et plus fort pour la lutte, Jeanne était heureuse d'avoir répandu le beaume de son amour sur de si vives blessures.
Source : Gallica

Fragment d'un Journal, 5 Mai 1868… (1868)

Tu vas guérir vite à la Tolzière.
— J'y compte ; déjà le charme opère ; qu'on est bien ici !
Elle était assise auprès de la cheminée du salon. La tourterelle roucoulait dans un coin. Les chats s'étaient couchés à ses pieds devant un feu clair et pétillant. Les chiens la regardaient avec bienveillance et curiosité.
— Ah! lit-elle, si je croyais à la métempsycose, ces animaux me représenteraient les dieux lares de la Talzière qui s'empressent pour me souhaiter la bienvenue.
On lui servit un potage et du jus de viande avec un verre de bordeaux.
Source : Gallica

Fragment d'un Journal, 5 Mai 1868… (1868)

Jeanne voulait, espérait guérir. Le remède dos soeurs de l'hospice lui apparut comme un baume souverain, comme la source sacrée où elle devait puiser la santé et la vie. On partit. Accueil affectueux, zèle et dévouement de la part des soeurs. Les premiers jours, le traitement fait merveille. Il y eut un temps d'arrêt dans les symptômes morbides : la toux, la fièvre, les ardeurs d'estomac.
La malade écrivit à son père, retenu à Bordeaux par le souci des affaires : — « Miracle 1 on est en train de te refaire ta fille ; tu ne regarderas pas à la dépense, n'est-ce pas ? »
Source : Gallica

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