France. Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France

Résumé

France. Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France Rapport à Monsieur le Président de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France… (2000)

Il convient encore de rappeler que l'immense secteur des Caisses d'épargne et de La Poste, au total sans doute peu important en montant unitaire, mais très sensible humainement, est en voie de défrichement.
Il est en tout cas inexact de dire que les banques et autres membres du système financier peuvent mener ces recherches à leur guise, de manière autonome. Elles ont à répondre à des questionnaires et des cahiers des charges précis et sont progressivement
dotées de moyens d'enquête et de recoupement qui constituent en même temps des instruments de surveillance à leur endroit.
Source : Gallica

France. Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France Rapport à Monsieur le Président de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France… (2000)

La visée du Comité, les conditions techniques et les méthodes des recherches ont dans le même temps sensiblement évolué. Il est apparu que l'on ne pouvait se borner à rechercher des comptes en déshérence, mais qu'il convenait de suivre pas à pas et de manière quantifiée le processus qui va du blocage des avoirs à la prescription trentenaire en passant par la phase essentielle des restitutions et des déblocages. Ainsi, il fallait explorer spécifiquement les secteurs des comptes (prélevés et non prélevés) des titres (pour et hors l'amende du milliard) et des coffres.
Source : Gallica

France. Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France Rapport à Monsieur le Président de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France… (2000)

Le prélèvement de 5 au profit de l'UGIF Un arrêté du 11 mai 1943 du Commissariat général aux questions juives fixe les modalités de la participation des Juifs aux charges de l'UGIF : une taxe de 5 est instituée sur les retraits de sommes, valeurs ou biens quelconques qu'ils sont autorisés — pour couvrir leurs besoins alimentaires, dans la limite de 15 000 francs par mois puis du douzième du revenu annuel déclaré pour 1938 ou des sept douzièmes du loyer annuel de 1938 — à effectuer sur leurs comptes bloqués. Cette mesure de spoliation est applicable aussi bien en zone occupée qu'en zone libre.
Source : Gallica

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