Résumé

Yves Ullmo La rémunération des dépôts à vue et la tarification des services de paiement… (1997)

Et surtout, elles estiment indispensable que des dispositions soient prises pour éviter l'exclusion du système bancaire de la clientèle la plus fragile, en assurant à tous, dans ce nouveau contexte, à des conditions adaptées, l'accès au système de paiement.
Les banques sont des entreprises et exercent une activité marchande. Néanmoins, comme en témoignent la réglementation et le contrôle prudentiels, elles ne sont pas des entreprises comme les autres. Elles exercent en effet la gestion d'un bien collectif indispensable au bon fonctionnement de toute société, le système de paiement.
Source : Gallica

Yves Ullmo La rémunération des dépôts à vue et la tarification des services de paiement… (1997)

On ne peut qu'appuyer cette réflexion, qui doit mettre de l'ordre dans une tarification qui s'est développée au fil du temps par strates successives, permettre une meilleure adaptation des prix aux coûts, inciter à une utilisation plus efficace des moyens de paiement et permettre ainsi des gains de productivité pour les établissements et pour la collectivité.
Les organisations de consommateurs, quant à elles, ne sont pas demandeurs de la libéralisation de la rémunération, craignant des répercussions sur la tarification des services.
Source : Gallica

Yves Ullmo La rémunération des dépôts à vue et la tarification des services de paiement… (1997)

La liberté des rémunérer les dépôts à vue peut avoir des effets fortement déstabilisants.
Non pas qu'il faille craindre à proprement parler une "guerre des passifs" telle que l'ont connu jadis la Grande-Bretagne et l'Espagne : le niveau des taux de marché, la faiblesse même des marges des établissements de crédit français, le rôle secondaire du coût de la gestion des comptes dans la relation de clientèle banque-particuliers la rendent peu vraisemblable.
Source : Gallica

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