Résumé

Gaston May L'intervention des gouvernements en faveur des établissements de crédit et leur contrôle en Allemagne… (1936)

« Si les banques doivent vivre sous un régime autre que celui des sociétés ordinaires, c'est qu'elles travaillent, non avec leur capital, mais avec l'argent des déposants. La banque remplit une fonction d'intérêt public ». Ces paroles laissaient entendre que le contrôle ne constituerait pas, dans son esprit, un premier pas vers la
nationalisation du crédit préconisée par M. de Man dans le Plan du Travail. Le contrôle bancaire, en définitive, fut institué par un arrêté du 9 juillet 1935.
Source : Gallica

Gaston May L'intervention des gouvernements en faveur des établissements de crédit et leur contrôle en Allemagne… (1936)

Le grand inconvénient du contrôle, c'est que s'il est efficace, il risque d'émousser progressivement le sens de la responsabilité des dirigeants bancaires qui croiront sentir au-dessus d'eux une force tutélaire, qui, en même temps qu'elle les surveille, les protège, et ils finiront par se croire à couvert sur bien des points. Bien plus, si une catastrophe se produit, l'Etat, qui toujours, plus ou moins, a sa place dans le système de contrôle, verra sa responsabilité moralement engagée et sera inévitablement amené à intervenir en faveur des banques.
Source : Gallica

Gaston May L'intervention des gouvernements en faveur des établissements de crédit et leur contrôle en Allemagne… (1936)

Il est à remarquer, comme le disait très justement M. Van Zeeland dans un discours prononcé au début de juillet à la Chambre de Commerce d'Anvers, que « par une fatalité un peu paradoxale, le contrôle des banques est désiré, imposé par les citoyens qui ne sont ni parmi les actionnaires, ni parmi les déposants, du moins en général ; par contre le contrôle est subi sans joie par ceux qui sont appelés à en profiter: actionnaires, déposants des banques. »
Source : Gallica

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