François Morand, Une atteinte à la propriété littéraire (1880)
“ M. Calmann Lévy est, sans contredit, un parfait spéculateur en librairie; mais je crois qu'il sait mieux placer et vendre des livres qu'en raisonner ; et il émet, sur la propriété littéraire, des théories curieuses. « Vous possédez, me dit-il, des lettres de Sainte-Beuve, qu'il vous a écrites, et vous vous en croyez le propriétaire ; détrompezvous. Vous n'avez que le papier ; ce qui y est écrit n'est pas à vous ; nous allons l'abstraire ; j'aurai, moi, l'écriture, et il vous restera le papier! » ”
