François Morand

Élements biographiques

François Morand Une atteinte à la propriété littéraire (1880)

M. Calmann Lévy est, sans contredit, un parfait spéculateur en librairie; mais je crois qu'il sait mieux placer et vendre des livres qu'en raisonner ; et il émet, sur la propriété littéraire, des théories curieuses. « Vous possédez, me dit-il, des lettres de Sainte-Beuve, qu'il vous a écrites, et vous vous en croyez le propriétaire ; détrompezvous. Vous n'avez que le papier ; ce qui y est écrit n'est pas à vous ; nous allons l'abstraire ; j'aurai, moi, l'écriture, et il vous restera le papier! »
Source : Gallica

François Morand Une atteinte à la propriété littéraire (1880)

Selon ce grand libraire (et si cela court à l'étranger, je lui réponds qu'on en rira fort, pour la librairie française) , l'homme qui écrit une lettre à un autre homme, n'importe à quelle fin, ne rend ce dernier propriétaire que d'une feuille de papier; ce qui lui est écrit à lui, pour lui, et est demeuré en ses propres mains, ne lui appartient pas et reste la propriété de l'auteur de la lettre. « L'couvre du génie ou de Vesprit, » dit M. Calmann Lévy, à propos de lettres d'intimité, entre amis, où l'on s'entretient quelquefois sur des riens!
Source : Gallica

François Morand Une atteinte à la propriété littéraire (1880)

M. Troubat entraîne' son ancien maître tout au plus profond des extrémités malheureuses de sa vie ; et, moi, je m'attacherai à l'en tirer, pour le montrer, à mon sens, meilleur et plus vrai.
Chaque librairie, quand elle a l'importance et la renommée de la vôtre, sans porter pour cela un drapeau, indique un centre et un mouvement d'idées et d'influence qui ont une signification propre. Autant que possible, elle exerce une action, comme elle la reçoit ; et il ne faut point prétendre à ce que, tout en étant libérale, elle n'ait et ses sympathies et ses préférences.
Source : Gallica

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