Comité de l’Association pour la défense de la propriété littéraire

Élements biographiques

Comité de l’Association pour la défense de la propriété littéraire La Propriété littéraire sous le régime du domaine public payant (1862)

Aura-t-on au moins servi la civilisation et l'intérêt public, en assurant, par ce système, la réimpression de livres qui ne méritaient pas l'oubli? Tout au contraire, on peut assurer qu'avec le domaine public payant, les livres d'un faible débit ne se réimprimeront pas. Quel libraire voudra courir les chances d'une publication qui n'est exposée qu'à des pertes?
On comprend que l'héritier d'un écrivain puisse consentir, pour la gloire de son nom, à rééditer un livre d'un succès douteux. La lenteur problable du débit ne l'effrayera point, s'il n'a pas à redouter une concurrence.
Source : Gallica

Comité de l’Association pour la défense de la propriété littéraire La Propriété littéraire sous le régime du domaine public payant

Quand je bâtis une maison, la société ne mesure pas mon droit à la durée probable de ma construction ; elle reconnaît que nul autre que moi n’a droit à l’œuvre que j’ai faite, elle me protège envers et contre tous, en ma qualité de propriétaire. Pourquoi y aurait-il une exception pour les auteurs ? Ce que durera l’œuvre de Lamartine ou d’Alfred de Musset, personne ne le sait ; mais aussi longtemps qu’elle dure, pourquoi ne resterait-elle pas entre les mains des héritiers, pourquoi viendrait-il un jour où l’auteur perdrait sa propriété, le fruit de son labeur ?
Source : Wikisource

Comité de l’Association pour la défense de la propriété littéraire La Propriété littéraire sous le régime du domaine public payant

Respecteriez-vous un abus particulier et passager, pour ne pas ébranler le droit de propriété, ou renverseriez-vous le droit commun pour remédier à un inconvénient qui ne peut durer ? La solution n’est pas douteuse ; nulle loi n’oblige le propriétaire à cultiver son bien. Ce n’est pas que le législateur ignore que tout droit peut dégénérer en abus ; mais il statue pour la généralité des choses, et non pas pour une exception. La société se résigne à une gêne passagère, par respect pour un droit durable, et qui, dans le plus grand nombre des cas, profite à tous.
Source : Wikisource

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