Résumé

Gabriel Gauchat Rapport des chrétiens et des Hébreux et un discours préliminaire sur la loi de nature… (1754-1757)

LA JOIE d'un Chrétien est bien différente de celle du monde. Celle-ci est profane; celle-là est pure & conforme à la Loi de Dieu. Telle est la régle immuable des joies permises. Tout ce qui en flatant le cœur, l'aveugle, l'attache & l'amollit , est une joie dangéreuse. Tout ce qui tend à inspirer une nouvelle ardeur pour la vertu , voilà cerre joie chrétienne qui doit animer les fidéles.
Les pécheurs ne peuvent comprendre qu'on goûte du plaisir dans la vertu, parce qu'ils n'y éprouvent que de l'ennui & de la tristesse : c'est un effet de leur aveuglement.
Source : Gallica

Gabriel Gauchat Rapport des chrétiens et des Hébreux et un discours préliminaire sur la loi de nature… (1754-1757)

En craignant tout de nous-mêmes , dès-lors la crainte est active, elle produit des œuvres de pénitence, elle détruit le peché , elle combat les passions. La crainte est filiale : en haïssant le crime, elle insinue la sagesse , elle engage à connoître & à aimer le Dieu dont on redoute les vengeances. La crainte est consolante : en montrant les dangers & les châtimens, elle les fait éviter ; elle annonce la fûreté & la paix. Ainsi la crainte légitime entre-t-elle dans le plan de la perfection & du salut.
Source : Gallica

Gabriel Gauchat Rapport des chrétiens et des Hébreux et un discours préliminaire sur la loi de nature… (1754-1757)

LES BIENS de la nature sont des dons du Seigneur : c'est l'usage qui les rend bons ou mauvais. S'y attacher, les employer à nourrir ses passions, c'est les profaner : s'en servir pour pratiquer des bonnes œuvres, c'est en faire un usage Chrétien. Ainsi consacrer au Temple de Dieu, des richesses qui dans le monde n'auroient fait que flater la molesse & la vanité, c'est imiter le zéle & la piété des Hebreux qui offrirent à Dieu ce qu'ils avoient emporté d'Egypte.
Source : Gallica

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