Résumé

Gruardet Le droit naturel, ou Pétition à Messieurs les Députés des Départemens (1831)

Il n'y a de droit que celui de la justice; or, la justice n'admet pas le despotisme. Le droit des peuples, le droit naturel reprend la place que l'intrigue, l'ambition lui avaient enlevée, et son règne sera celui de l'équité.
Sous un pareil gouvernement, sous le gouvernement du droit naturel, le chef principal est, en même temps, le mandataire et le premier citoyen de sa nation; celui que les hommes, réunis en corps social, ont placé à leur tête pour veiller à leur sûreté, au bien et à la prospérité de tous.
Laissons aux hommes vains ; laissons aux ambitieux
Source : Gallica

Gruardet Le droit naturel, ou Pétition à Messieurs les Députés des Départemens (1831)

Alors, l'homme fortuné espérant peu de ses richesses et ne comptant plus sur une loi d'élection qui sanctionne le privilège, employera, pour devenir capable, le temps qu'il consacrait à l'intrigue : alors, encore, on n'aura pas, ou l'on aura beaucoup moins à récriminer sur quelques élections qui envoyaient, à la chambre, des hommes sans aucune espèce de mérite. Pourquoi laisserait-on, ignoré, le génie dépourvu de fortune? pourquoi la carrière législative serait-elle l'apanage d'une sorte de noblesse financière lorsque presque toutes les autres carrières sont ouvertes à tous les citoyens?
Source : Gallica

Gruardet Le droit naturel, ou Pétition à Messieurs les Députés des Départemens (1831)

Il faut donc reconnaître, en équité comme en principe, que tous les hommes qui habitent le territoire national où réside le corps social, sont appelés à constituer le gouvernement, et à participer au bien commun. Tout système opposé tend à détruire l'harmonie, la confiance, la force; il expose le corps social; il ne met guère en danger, quant à l'homme riche, que le superflu de son revenu, mais il compromet la fortune entière du négociant et l'existence de la classe ouvrière.
Source : Gallica

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