“ Il faut les voir allant, les uns aux combats de mer, les antres à ceux de terre, d’autres à l’agriculture, d’autres aux navires de commerce, d’autres à l’agora, d’autres à l’assemblée, d’autres au théâtre, d’autres à l’exil, en un mot, les uns d’un côté, les autres d’un autre, ceux-ci à l’amour des plaisirs, au bien-être et à l’intempérance, ceux-là à l’oisiveté et à la fainéantise. Comment donc, voyant tant d’âmes indignes et misérables, ne pas prendre en moquerie leur vie livrée à un tel désordre ? ”
Hippocrate
Résumé
L'œuvre Œuvres complètes d'Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, rassemble des textes fondamentaux de la pensée médicale antique. Réunissant des traités sur la maladie, la sagesse et la nature humaine, elle explore les rapports entre corps et esprit, la vertu et l'excès, à travers des réflexions sur Démocrite et les pratiques thérapeutiques.
Les textes, riches de références à Esculape et aux villes grecques, soulignent l'éthique médicale et la critique des comportements indécents. Ce recueil, ancré dans la tradition hippocratique, met en lumière la quête d'un équilibre entre humour et gravité, entre science et divinité.
Citations de Œuvres complètes (Hippocrate)
“ Pour moi, convaincu que les arts sont des grâces des Dieux, mais que les hommes sont des œuvres de la nature, vous ne vous courroucerez pas, à Abdéritains, si j’imagine que c’est non pas vous mais la nature qui m’appelle pour sauver son ouvrage en danger de périr par la maladie. Aussi, obéissant moins à vous qu’à la nature et aux Dieux, j’ai hâte de guérir Démocrite malade, si tant est que ce soit maladie et non une illusion qui vous égare, ce que je désire, et ce qui serait, puisqu’il aurait suffi d’un soupçon pour vous troubler, un plus grand témoignage de votre affection. ”
“ Une ville qui n’est pas sans illustration, bien plus, la Grèce entière, te supplie de conserver le corps de la sagesse. Imagine que c’est le savoir même qui semble en ambassade auprès de toi, te demandant à être délivré de ce délire. La sagesse, sans doute, est quelque chose qui touche tout le monde ; mais, ceux qui ont été plus près d’elle comme nous, elle les touche bien davantage. Sache-le bien, tu auras la reconnaissance même du siècle futur, si tu n’abandonnes pas Démocrite, pour cette vérité dans laquelle il se flatte d’exceller. Toi, tu tiens, à Esculape par l’art et le sang ”
