“ Le fils de Jupiter et de Maïa, apercevant Apollon irrité du vol de ses génisses, s'enfonce aussitôt dans ses langes parfumés et reste enveloppé comme un tison enfoui sous des cendres amoncelées. A la vue du dieu qui lance au loin ses traits, Mercure, qui redoute sa présence, ramasse en un peloton sa tête, ses mains et ses pieds, comme un homme qui, sortant du bain, veut s'abandonner aux charmes du sommeil. Le dieu portait sous son bras la lyre divine. Il reconnaît aussitôt la belle nymphe des montagnes et son fils chéri, faible enfant s'enveloppant dans des langes trompeurs. ”
Citations de — II. À Mercure. (Homère)
“ Mercure entre dans le ténébreux rocher et rend à la lumière les fortes génisses ; le fils de Latone regardant de côté vit étendues sur le roc les peaux des génisses offertes en sacrifices, et frappé d’élonnement, il dit à Mercure : « Enfant rusé, si jeune et si faible, comment as-tu pu écorcher ces deux génisses ? Ah ! ta force terrible m’effraie pour l’avenir. Qu’elle n’augmente pas davantage, dieu puissant de Cyllène, fils de Maïa ! » ”
“ Lorsque la pensée du grand Jupiter fut accomplie, et que brilla dans les cieux le dixième mois, on vit apparaître de grandes merveilles. La nymphe enfanta un fils éloquent et rusé, voleur habile, prompt à dérober les bœufs, maître des songes, surveillant de nuit, gardien des portes, et qui bientôt devait réaliser d’admirables merveilles au milieu des dieux immortels. A peine était-il né le matin, que déjà au milieu du jour il jouait de la lyre, et le soir il dérobait les bœufs d’Apollon. Tout était terminé le quatrième jour du mois où la vénérable Maïa le mettait au monde. ”
