Hyacinthe Decomberousse

Résumé

Hyacinthe Decomberousse Réflexions sur le procès de M. J. Esneaux… (1818)

Ce sont les écrivains qui flattent le ministère qu'on devrait mettre en jugement. Les flatteurs de l'autorité, voilà les vrais séditieux. Si un trône s'écroule, c'est qu'il a été miné par la flatterie. Flatter, c'est conspirer.
La doctrine professée par le ministère, qu'attaquer les ministres, c'est attaquer le roi, toute nouvelle qu'elle est, semble déjà vieille de deux siècles.
Source : Gallica

Hyacinthe Decomberousse Réflexions sur le procès de M. J. Esneaux… (1818)

Les CHEVALIER , les COMTÉ , les DUNOYER , vaincus dans une lutte qui est toujours inégale , mais où la gloire capricieuse passe quelquefois du côté de la défaite , rentraient, portés par l'opinion publique, dans la société que leur patriotisme avait fait voeu d'éclairer. Enchaînés pour avoir trop tôt voulu que nous fussions libres, ces jeunes écrivains, sans insulter à la loi, en s'applaudissant de leurs fautes, n'en ressentaient pourtant aucuns remords.
Source : Gallica

Hyacinthe Decomberousse Réflexions sur le procès de M. J. Esneaux… (1818)

J'offre avec confiance au public ces réflexions, tracées à la hâte, dans l'espoir de détourner ou de faire modifier la condamnation qui menace un prévenu. Tant qu'il n'est pas jugé, il est innocent; il l'est sur-tout aux yeux de ceux qui, ne sont pas par devoir, accoutumés à grossir les objets pour en faire des épouvantails à l'autorité.
Source : Gallica

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