J.-B. Formageolle

Résumé

J.-B. Formageolle La maison mortuaire du Prince royal (1842)

Peu de jours avant sa mort, M. le duc d'Orléans, accompagné de son auguste épouse, visitait, dans les hospices, les malades gisant sur leurs lits de douleur: avec quelle douceur, avec quel intérêt ne s'informait-il pas de leur santé ! Il encourageait ceux qui avaient perdu tout espoir de guérison; par un doux sourire, par d'aimables paroles, il calmait les souffrances aiguës des malheureux; il tendait la main à chacun, et leur montrait le ciel qui veille toujours sur l'infortune : on eût dit un ange au chevet du lit de la misère.
Source : Gallica

J.-B. Formageolle La maison mortuaire du Prince royal (1842)

Tout le monde ne regrettait-il pas monseigneur le duc d'Orléans, les uns comme leur ami sincère, dévoué, les autres comme un bienfaiteur, un appui !
Que de malheureux sa main compatissante a aidés , que d'orphelins à qui il a tenu lieu de père et de mère ! Aussi le cercueil qui passe lentement sous nos yeux ne renferme-til pas seulement le corps d'un Prince illustre, il contient encore celui d'un homme de bien.
Source : Gallica

J.-B. Formageolle La maison mortuaire du Prince royal (1842)

Quelques jours après la mort du duc d'Orléans, nous entrâmes avec ma grand'mére dans la chambre où il avait rendu le dernier soupir. Cette chambre, suivie d'un bûcher et le bûcher d'une écurie, n'est éclairée que par une croisée ayant vue sur la cour dont j'ai déjà parlé, ce qui lui donne un aspect mélancolique et sombre.
En y pénétrant, nous éprouvons une sensation impossible à décrire. Je me découvre avec respect comme à l'entrée d'un temple saint. Qu'y a-t-il donc là d'extraordinaire?
Source : Gallica

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