Résumé

J.-N. Monchoux Considérations sur le principe et les avantages de la légitimité… (1824)

DE LA LÉGITIMITÉ.
LE Dieu, dont la sagesse s'est jouée dans la formation de l'univers, dont la providence n'est pas moins ingénieuse qu'attentive à le conserver, dont le bras puissant le soutient inébranlable au milieu du vide immense des airs, est aussi celui qui a posé les fondements de toute société humaine. Dominateur universel, c'est lui qui, du haut de son trône immuable, tient les rênes de tous les empires, et qui laisse agir ou suspend, avec une souveraine indépendance, les causes qui en préparent la prospérité ou la ruine.
Source : Gallica

J.-N. Monchoux Considérations sur le principe et les avantages de la légitimité… (1824)

Ce dogme tutélaire de la légitimité ferme tout accès à l'intrigue et à l'ambition, met l'Etat à l'abri des entreprises de l'usurpation, des déchirements de l'anarchie, des horreurs des discordes civiles. La société ne forme plus qu'une seule et grande famille dont le monarque est le père duquel tout émane, vers lequel se reportent naturellement les respects et l'amour de ses enfants. Le roi meurt, mais la royauté ne meurt pas; toujours vivante dans une transmission héréditaire et non interrompue, elle rend ainsi l'amour de l'autorité légitime immortel comme l'autorité ellemême.
Source : Gallica

J.-N. Monchoux Considérations sur le principe et les avantages de la légitimité… (1824)

Les rois, redevables de leur pouvoir suprême, non au succès contestable d'une élection turbulente et factieuse ; non à la faveur passagère d'une multitude souvent égarée, toujours inconstante, mais à l'institution divine, ne relèvent que de Dieu seul. Ministres immédiats de sa justice et de sa bonté, ils sont armés du glaive et dépositaires du trésor des grâces, parce qu'ils sont dès ce monde chargés de réprimer et de punir le crime, d'honorer et de récompenser la vertu.
Source : Gallica

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