Résumé

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Annales de la société Jean-Jacques Rousseau

Si c’est mon Emile, il est défendu, et si ce ne l’est pas, pourquoi dites-vous vôtre. Il est vrai que vous faites entendre que c’est mon Livre mutilé. Mais c’est ce que je ne puis croire ; car vous êtes trop éclairé pour ignorer qu’un Livre de ma composition et qui porte mon nom n’apartient qu’à moi seul pour les choses qu’il contient et au Libraire pour le débit, et trop honnête homme pour vouloir vous emparer de mon bien même de mon vivant, et oser par une usurpation inouïe toucher à mon Livre sans mon aveu.
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« ...Je vous avoue, mon cher ami », écrit alors Ducis en pensant à Rousseau, « que toutes ces idées de fortune, de gloire, de femmes, de plaisirs, tout ce tumulte de la vie, tout ce tapage qui est dans nos yeux, nos oreilles, notre imagination restent à l’entrée de ces déserts pour nous rappeler à nous-mêmes, à la nature et à son auteur. »
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L’air de ce globe n’est pas bon, ce soleil-ci n’est pas le véritable : je m’attends à mieux en attendant, je jette mon âme, je la lance dans l’avenir. Je tâche de m’élever si haut par le mépris, de tout ce qui n’est pas tout, que toutes les grandeurs de la terre ne soient plus pour moi qu’un point tout à l’heure imperceptible...
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