Résumé

Jean Sauvaget Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle (1932)

C'est d'abord l'abondance des terres cuites moulées dans les champs de ruines qui jalonnent la vallée de l'Euphrate entre le Sâjûr et le Balîh (Bâlis, Rosâfa, Qal (at-Ja'bar et Rakka) : c'est de là, et non des bords du Tigre, que proviennent celles que l'on rencontre sur le marché 'd'Alep. D'autre part, Rakka fournit aussi des gourdes plates semblables à la fois sous le rapport de la technique et sous celui du décor à celles qui ont été exhumées à Damas (20) ; l'une de celles que j'ai pu étudier (21) reproduit même exactement l'ornement de notre nD 95.
Source : Gallica

Jean Sauvaget Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle (1932)

De même la diversité qu'on remarque dans la qualité de la terre et dans son degré de cuisson inviterait à supposer que l'apprêt de la pâte et la conduite du feu n'étaient pas toujours confiés aux mêmes ouvriers, mais ce serait sans doute solliciter le témoignage de ces humbles poteries anonymes que de leur demander des détails plus précis sur leurs fabricants.
Source : Gallica

Jean Sauvaget Poteries syro-mésopotamiennes du XIVe siècle (1932)

Pour expliquer un tel déplacement de main-d'œuvre on pourrait invoquer une fois de plus les goûts nomades des artistes orientaux : pour ma part, je préfère le mettre en corrélation avec un fait historique : l'exode des riverains de l'Euphrate devant les invasions mongoles durant la seconde moitié du XIIIe siècle (1258 : prise de Bagdad par Hûlâgû) .
En effet, la date de fabrication de nos gourdes doit être de bien peu postérieure à cet événement. Parmi les blasons mamelouks qui chargent un grand nombre d'entre elles, il en est qui figurent déjà sur des gourdes plates trouvées à Baalbekk.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature