Résumé

L'ermite de Saint-Cyr à ses concitoyens de Paris… (1850)

Paris, vous le savez, est la première ville du monde, non-seulement pour les sciences, les arts et les lettres, mais aussi pour l'urbanité , les bonnes manières , le bon goût qu'on chercherait en vain ailleurs au même degré. C'est le faisceau lumineux le plus intense , le plus éclatant qui brille sur les nations ; c'est le centre d'attraction intellectuelle vers lequel doivent naturellement converger les hautes intelligences, tout ce qu'il y a de virtuel en civilisation , en prospérité , en grandeur...
Source : Gallica

L'ermite de Saint-Cyr à ses concitoyens de Paris… (1850)

Vous avez voulu , dites-vous , donner une leçon au Gouvernement, c'est-à-dire à la majorité de l'Assemblée législative que vous avez nommée, qui est l'expression légale du suffrage universel, la personnification de la souveraineté du peuple. Vous ne voulez donc plus de cette souveraineté? Mais vous ne pouvez ni la changer ni la modifier à votre gré; en elle réside le pouvoir législatif dans la mesure de la constitution. Le peuple s'est aussi donné un président chargé du pouvoir exécutif. Ces deux pouvoirs sont au-dessus des minorités, à plus forte raison des individualités.
Source : Gallica

L'ermite de Saint-Cyr à ses concitoyens de Paris… (1850)

Mais ils n'en veulent pas du tout; la leur, c'est-à-dire l'anarchie, est de droit naturel, sans président; ils la placent au-dessus du suffrage universel. — La nôtre, ils la mettent au-dessous.—En sorte que si l'expression générale des votes est pour nous, ils la contestent; si elle nous était contraire, ils l'accepteraient.—Et cette contradiction grossière et niaise a pu faire des dupes ! heureusement que ces aberrations ne sont encore qu'à l'état de théorie: c'est l'idée, et l'idée c'est le mot cabalistique de certains faiseurs de romans, plus ou moins socialistes ou communistes.
Source : Gallica

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