Résumé

Louis L'Herminier Les Dernières opinions de M. Guizot… (1842)

Et qui plus que le suffrage universel a prouvé que la France n'était pas révolutionnaire?
Je disais que M. Guizot avait reculé devant ce fait que la France est démocratique. Ce n'est pas qu'on doive entendre par là rien de bien excessif; qu'est-ce que cette démocratie? Elle consiste en réalité, pour le pays, à se gouverner librement, par lui-même, sans le contrôle d'aucune classe distincte, ni prédominante; — à choisir en elle-même ses chefs et tous ses points d'appui. La démocratie est le véritable équilibre d'une nation, non pas l'équilibre artificiel des Etats constitutionnels
Source : Gallica

Louis L'Herminier Les Dernières opinions de M. Guizot… (1842)

Quoiqu'il ensoit, les fictions constitutionnelles devaient s'évanouir, et le prestige de toute la politique du règne était détruit. M. Guizot pouvait s'apercevoir que le gouvernement n'était plus dans l'équilibre des trois pouvoirs, dans les chambrés, dans la charte, ou dans le scrutin parlementaire; que le gouvernement vrai résidait dans l'opinion publique d'où tout relève, dans le pays qui ne demandait qu'à être plus largement représenté et mieux dirigé.
Source : Gallica

Louis L'Herminier Les Dernières opinions de M. Guizot… (1842)

La grande, l'immense erreur de M. Guizot, il devait le reconnaître alors ou jamais, c'était d'avoir vu des classes distinctes, des privilèges, un monopole de vote et de fortune en pleine démocratie; c'était d'avoir voulu faire vivre tout entier dans des institutions mensongères, et, il faut.le dire, dans les faussetés de la charte, un pays entier qui en était en dehors. M. Guizot avait supposé ainsi une fausse nation," une fausse opinion publique, et il n'avait bien connu ni les qualités ni le défauts du siècle.
Source : Gallica

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