Résumé

Léon Villette Notice sur Mgr François-Augustin Delamare (1871)

L'évêque de cette ville, Mgr Dupont, l'un des prélats les plus distingués de son temps, joignait à un esprit très fin et très délié le don encore plus rare de se connaître en hommes. Il avait apprécié le mérite de l'abbé Delamare dès le temps où il professait au grand séminaire, d'où il l'avait vu partir avec regret. Il l'avait suivi depuis lors d'un regard constamment attentif, applaudissant à ses succès avec cette réserve prudente dont il ne se départait jamais, et qui ne permettait pas
de pénétrer ses intentions même les plus arrêtées.
Source : Gallica

Léon Villette Notice sur Mgr François-Augustin Delamare (1871)

Echo des sentiments unanimes du clergé, le chapitre métropolitain, dans le mandement qui annonçait au diocèse la mort du premier pasteur, vantait « cet homme si bon, si doux, si bienveillant, si affable, si riche de tous les dons du cœur et de l'esprit.; ce pontife si digne, si généreux, si hospitalier, et que saint Paul semblait avoir devant les yeux, dans son épître à Timothée, en traçant le portrait du véritable évêque. »
Source : Gallica

Léon Villette Notice sur Mgr François-Augustin Delamare (1871)

Cet acte suprême, nous pourrions en appeler à l'éminent magistrat qui l'a revêtu de la sanction légale; cet acte prouve avec évidence que Mgr Delamare a poussé le désintéressement jusqu'à l'héroïsme : il meurt dans une pauvreté à peu près complète. Oui ! l'homme, le prêtre, le pontife qui a été pendant près d'un demi-siècle l'instrument des œuvres les plus belles, des créations les plus riches, le dépositaire des libéralités les plus abondantes; cet homme qui a répandu à flots sur des œuvres innom brables les immenses trésors de la charité, cet homme meurt pauvre.
Source : Gallica

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