Résumé

A. Menuet Oraison funèbre de... Mgr René-François Soyer… (1845)

Honneur à l'Evêque qui connaît si bien le coeur de ses Prêtres ! Mais honneur aussi aux Prêtres qui saisissent avec tant de joie et d'empressement la pensée de leur Evêque ! A lui et à vous ont été promises toutes les bénédictions que Dieu donne si libéralement aux oeuvres de la charité. Nous pouvons tous garder pour chacun de nous cette pensée qui console pour toute la vie : grâce à mon Evêque , grâce à mes Confrères , je puis attendre la vieillesse et les infirmités , sans aucune crainte, sans aucune inquiétude.
Source : Gallica

A. Menuet Oraison funèbre de... Mgr René-François Soyer… (1845)

Je le sens , et mon coeur me le dit bien haut : c'est au pied de ce catafalque que je devrais me prosterner, priant avec vous et plus que vous pour le vénérable Prélat que la mort vient de ravir à notre tendresse et à notre amour. Là , sous l'ombre de ces draperies lugubres , je laisserais couler en liberté des larmes que je retiens avec peine , et qui soulageraient si délicieusement un coeur que la douleur oppresse : douleur à laquelle pourtant il faut imposer un silence pénible et rigoureux.
Vous l'avez voulu ainsi , vous mon ami et mon collègue dans l'administration de ce diocèse (1) .
Source : Gallica

A. Menuet Oraison funèbre de... Mgr René-François Soyer… (1845)

Le Prêtre , en effet , le pauvre Curé de campagne que le devoir condamne à porter le poids de la chaleur et du jour , à vivre au milieu de populations pauvres, comme lui , et qui n'ont que le Presbytère dont la porte s'ouvre le jour et la nuit, aux cris de l'indigence ; le Prêtre , le modeste Desservant dont une moitié de la vie se passe à faire l'aumône , et l'autre moitié à vivre de privations et de sacrifices , devait intéresser au plus haut degré, le coeur d'un Prélat aussi sensible et aussi généreux que celui que nous pleurons.
Source : Gallica

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