Résumé

Marie Lebert Les mutations du livre

D'un côté, la logique du réseau et la dématérialisation des supports, e-mail, documents à jour exclusivement en ligne, leur accessibilité à distance, le déclin de la paperasse, etc. Mais d'un autre côté, il y a le besoin trivial d'imprimer pour lire. Parce que la lecture s'accomode assez mal du nez collé sur un tube cathodique. Avec ou sans papier, l'évolution de la lecture est une chose remarquable avec internet. Même les radios et les télés qui s'installent sur le web donnent des contenus à lire et des espaces pour écrire. L'air de rien, c'est une sacrée innovation.
Source : Gutenberg

Marie Lebert Les mutations du livre

Le grand vecteur du numérique est le web, qui est la partie visible de l'iceberg et joue souvent le rôle de vitrine. S'il est peut-être contaminé par l'emprise des multinationales, le web n'en est pas moins devenu une gigantesque encyclopédie, une énorme bibliothèque, une immense librairie et un organe de presse des plus complets. Il est aussi une discothèque, une vidéothèque et une artothèque. Le web est relayé par les autres services procurés par l'internet, à commencer par le courrier électronique, les listes de diffusion, les forums de discussion, etc.
Source : Gutenberg

Marie Lebert Les mutations du livre

L'achat d'un livre n'est pas un acte purement intellectuel, c'est aussi un acte de sensualité que ne comblera jamais un e-book. Naturellement, l'édition classique devra en tenir compte sur le plan marketing pour se différencier davantage, mais je crois que l'utilisation des deux types de supports sera bien distincte. Le téléphone n'a pas tué le courrier, la radio n'a pas tué la presse, la télévision n'a pas tué la radio ni le cinéma... Il y a de la place pour tout, simplement, ça oblige à chaque fois à une adaptation et à un regain de créativité.
Source : Gutenberg

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