Résumé

Portrait de Michel Masson Michel Masson La croisée de Berthe : comédie-vaudeville en un acte (1847)

BERTHE.
Avec nous autres, jeunes filles, il ne suffit pas qu'un amoureux soit aux petits soins, soumis, fidele. il faut d'abord flatter notre vanité. Qu'estce qu'un paysan. un soldat de la carde urbaine.
ça, et rien du tout, c'est absolument la même chose.
FRICK, vexé.
Ah ! mais, diles donc.
BERTHE, continuant.
Mais un militaire! un vrai militaire! qui porte bien l'uniforme, comme Kalt, par exemple. qui a fait parler de lui. encore comme Kalt, à la bonne heure, on l'aime celui-là !.. On est fière de le montrer à tout le monde et jalouse de le garder pour soi.
Source : Gallica

Portrait de Michel Masson Michel Masson La croisée de Berthe : comédie-vaudeville en un acte (1847)

CLAIRE.
Comment Berthe ! de si loin ?
BERTHE.
Dame!.. on a l'oreille fine quand c'est avec le cœur qu'on écoute. et puis, je ne suis pas distraite comme toi. ce matin surtout, tu ne fais que rêvasser. moi je n'ai qu'une idée qui m'occupe : le retour de mon fiancé.
Air : Qu'il est flatteur d'épouser celle.
Depuis trois ans, que pour la guerre Monsieur Joseph Kalt est parti, Tous les jours en m'levant j'espère Et me dis : C'est pour aujourd'hui.
N' calculant ni l'temps ni l'espace Bien souvent je m'abuse ainsi ; Et dans chaqu' régiment qui passe Je crois toujours voir mon mari.
Source : Gallica

Portrait de Michel Masson Michel Masson La croisée de Berthe : comédie-vaudeville en un acte (1847)

LES MÊMES, KALT, FRICK, en uniformeun soldat de la garde Urbaine.
KALT, à Frick et au soldat.
Halte ! front!., nous y voilà !..
LE BARON.
Le diable m'emporte, c'est lui qui commande la manœuvre.
FRICK.
C'est qu'il s'y entend mieux que nous, c'est son métier. nous, nous n'exerçons qu'en amateurs.
CASIMIR.
Comment se fait-il, mon pauvre Kalt?
LE BARON.
Silence, capitaine. c'est à moi de l'interroger.
Source : Gallica

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