Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La politique perturbatrice à l'usage de M. de Chateaubriand (1831)

« On venait conter qu'il fallait passer sur le ventre de la Prusse pour arriver à Varsovie; comme si une victoire sur le Rhin, n'a pas vingt fois décidé du sort de l'Italie. »
En fait d'argumens stratégiques, il y a cette mince omission, que les provinces du Rhin n'appartiennent point à la Russie, n'entrent point en compensation avec la Pologne.
« La cour de Russie doit avoir à coeur de réparer les torts de Catherine, d'effacer une page honteuse de son histoire. »
En fait de mouvement sentimental, il y a cette rare illusion; que les cours ont un coeur et qu'elles sentent leurs torts.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La politique perturbatrice à l'usage de M. de Chateaubriand (1831)

La France n'est pas plus militaire que la Prusse et l'Autriche et la Russie : tout pays puissant est inquiet ou envieux, et se fait militaire.
L'État forcé d'hostilité n'existe qu'entre des contrées bastantes : et l'Autriche n'est plus riveraine, si la Prusse l'est devenue.
« L'Autriche a acquis un tiers de la Pologne et une partie de l'Italie. »
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La politique perturbatrice à l'usage de M. de Chateaubriand (1831)

On demandera peut-être quel sera le titre de Henri V, dépouillé des droits de la naissance : mais l'imagination de M. de Chateaubriand n'est pas embarrassée pour lui en trouver ; il ne s'agit que de se prêter à ses rêves.
Une pareille utopie n'a certainement rien dont puisse s'effaroucher le patriotisme le plus ombrageux : elle trouvera sans doute moins de défaveur en France qu'à Holyrood même, et la cour des Tuileries en rira.
Source : Gallica

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