Résumé

Observations rapides, adressées a l'Assemblée nationale… (1791)

Je vous conjure , Messieurs , par amour pour la libetté , par votre respect pour la justice , par votre attachement pour la paix, mais fur-tout par cette flamme sacrée qui
embrase vos coeurs , l'amour de la Patrie ; je vous conjure de ne point vous séparer avant d'avoir jette les fondemens d'une alliance perpétuelle entre la France & ses Colonies ; bienfait qui par la fuite des temps fera regardé comme le plus précieux joyau de cette couronne de gloire que l'immortalité vous destine en récompense de vos travaux, & des services rendus par vous a l'espèce humaine.
Source : Gallica

Observations rapides, adressées a l'Assemblée nationale… (1791)

Et afin qu'une mission aussi importante ait tout le poids & la dignité que comporte le sujet, elle doit être confiée à un certain nombre des membres de l'Assemblée nationale actuelle. La sphère si étendue de la politique n'offre rien d'aussi glorieux que la commission de proclamer la liberté, & de faire le bonheur d'une portion du genre-humain : & qui dans le monde entier peut mériter un emploi aussi honorable , sinon les membres dé cette assemblée qui ont préparé & annoncé la liberté & la prospérité de tant de millions de leurs semblables ?
Source : Gallica

Observations rapides, adressées a l'Assemblée nationale… (1791)

J'aime à croire que les amis de l'humanité, dont le zèle égaré a contribué à étendre les progrès de l'incendie, me pardonneront les instances pressantes que je leur fais pour les porter à considérer qu'un pas de plus tout fera perdu ; tandis qu'à présent ils peuvent faire une retraite honorable, & mériter la reconnoissance de la postérité tout en défendant leurs principes les plus chers. Il n'y a point de doute que ces mêmes principes font sappés dans leurs fondemens par l'article du 15 mai du décret qui autorise l'esclavage.
Source : Gallica

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