Platon

Platon

Résumé

Portrait de Platon Platon Phédon

Comment peux-tu dire, Socrate, que ce n’est point chose permise de se faire à soi-même violence et, d’autre part, que le philosophe ne demande pas mieux que de suivre celui qui meurt ? — Quoi ? Cébès, n’avez-vous pas été instruits sur ce genre de questions, Simmias et toi, vous qui avez vécu auprès de Philolaüs [9] ? — Non, rien du moins de précis, Socrate. — Pourtant, moi aussi, c’est bien par ouï-dire que j’en parle, et, à coup sûr, ce que j’ai bien pu apprendre ainsi, rien non plus n’empêche qu’on le dise.
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Portrait de Platon Platon Phédon

À votre avis, la mort c’est quelque chose ? — Hé ! absolument, repartit Simmias. — Rien autre chose, n’est-ce pas, que la séparation de l’âme d’avec le corps ? Être mort, c’est bien ceci : à part de l’âme et séparé d’elle, le corps s’est isolé en lui-même ; l’âme, de son côté, à part du corps et séparée de lui, s’est isolée en elle-même [14] ? La mort, n’est-ce pas, ce n’est rien d’autre que cela ?
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Portrait de Platon Platon Phédon

La seconde le déterminait comme une pensée : sans quoi on ne comprendrait pas que des perceptions sensibles, toutes relatives, pussent nous rappeler des réalités intelligibles, toutes absolues, les Idées. La troisième montre enfin qu’entre ces Idées et l’âme, principe de vie et de pensée, il y a, non pas sans doute une identité de nature, mais une ressemblance et une parenté. Elle commence donc à définir la chose qu’est l’âme et à indiquer, quant à ses caractères tout au moins, pourquoi elle a des chances de ne point périr. Mais elle ne prouve pas encore que l’âme ait une existence sans fin.
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