Léon Robin

Résumé

Léon Robin Platon ([2e éd.]) (1988)

Que la doctrine, cette fois, s'exprime exclusivement en un mythe, peu importe : sans doute n'y a-t-il pas d'autre moyen pour le dialecticien de parler d'une réalité qui, apparentée aux « Idées », n'en est pas une cependant et sert au contraire de trait d'union entre l'Intelligible et le Sensible. C'est ce que le Phèdre explique avec assez de netteté : pour pouvoir définir la nature de l'âme « telle qu'elle est », il faudrait un savoir divin ; mais, pour en donner « une image », il suffit d'un savoir humain.
Source : Gallica

Léon Robin Platon ([2e éd.]) (1988)

Peut-être est-ce d'ailleurs la même conception du Bien que reflète Aristote, quand il dit que, d'après Platon, le Bien est l'attribut de l'Un, tandis que le Mal est celui de la matière. Mais, quand le Bien est, en tant qu'ordre, présenté par lui comme un effet de l'action de l'Un, c'est celui-ci qui passe au premier rang. Il y a toutefois un point qu'il serait plus intéressant d'éclaircir : par quelles raisons Platon a-t-il été conduit à constituer sa mathématique idéale en classe distincte, et des Idées proprement dites, et des objets propres de la mathématique ?
Source : Gallica

Léon Robin Platon ([2e éd.]) (1988)

Il commence seulement à trouver, quand il commence à s'apercevoir qu'il se trompe et que, par ses questions, Socrate l'amène à prendre conscience de l'opposition entre ce qu'il croit savoir et ce que en réalité il ignore. Il le conduit ainsi à un sentiment particulier de malaise et d'embarras (aporia) . Cette incertitude angoissée cause dans l'âme une sorte de stupeur : l'esprit est engourdi, mais il l'est par rapport à son illusion de savoir ; car, en même temps qu'il a perdu sa folle confiance, il sent qu'il a quelque chose à apprendre, il désire le trouver, il prend plaisir à le chercher.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature