Résumé

Vie de la vénérée soeur Anne-Madeleine Rémuzat… (1868)

Quels transports de joie ne doivent pas me causer ces pensées ?,J'ai au-dedans de moi mon Ami, mon Père, mon Sauveur, mon Dieu. Qu'ai-je à désirer? Ne possédé-je pas le trésor le plus inestimable ? Comment sortirais-je de moi pour mendier le secours des créatures ? Que peut-il manquer, que manque-t-il à une âme qui a dans elle-même le Tout-Puissant?
Perfectionnez, ô mon Dieu, cette union que j'ai avec vous. Que mon esprit, aussi bien que mon cœur, soit tout absorbé eu vous. Faites-moi sentir tout le bonheur qu'il y a d'être avec vous.
Source : Gallica

Vie de la vénérée soeur Anne-Madeleine Rémuzat… (1868)

Quelle fin admirable est donc la nôtre, et combien heureuses sont celles d'entre nous qui en ont l'intelligence jointe à la pratique, comme il en fut de notre vénérée Sœur Anne-Madeleine! Toujours étroitement unie, par la prière et la souffrance, au Cœur du céleste Epoux, elle mérita d'en connaître les secrets les plus intimes; elle voyait l'humanité sainte anéantie sans cesse devant l'être de Dieu pour recevoir de lui seul le mouvement et la vie, et pouvoir dire en Yérité : « Je ne fais rien de moi-même ; c'est le Père qui est en « moi qui opère les œuvres que je fais. »
Source : Gallica

Vie de la vénérée soeur Anne-Madeleine Rémuzat… (1868)

Tandis que l'Esprit saint s'attachait, par ces rudes épreuves, à purifier, comme l'or dans le creuset, cette âme d'élite, l'ennemi s'efforçait de l'abattre dans la douleur. Les combats incessants qu'avait à livrer à son propre cœur notre sainte enfant, ses répugnances pour la pratique de la vertu lui persuadèrent enfin qu'elle avait perdu sans retour la grâce de son Dieu; et le démon parvint de plus à lui faire regarder toutes ses œuvres, même les plus méritoires, comme autant d'outrages faits à la sainteté de Dieu. Cette conviction infernale fut pour Madeleine le comble de l'épreuve
Source : Gallica

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