Abbé Formé

Élements biographiques

Abbé Formé Souvenirs personnels sur la bataille de la Marne… (1916)

La force brutale et déloyale n'est pas digne de triompher. Dieu, dit saint Paul, Dieu a choisi ce qu'il y a de plus faible selon le monde pour confondre les forts : infirma mundi elegit Deus ut confundat fortia ! Nous en avons un admirable exemple dans cette petite mais héroïque Belgique. C'est à ce faible peuple, en effet, que les Allemands si formidablement forts et préparés devront faire remonter l'origine de leur défaite.
Source : Gallica

Abbé Formé Souvenirs personnels sur la bataille de la Marne… (1916)

Je voyais les pleurs couler lentement des yeux de nos soldats, baigner leurs armes et arroser la terre. Spargitur et tellus lacrimis, sparguntur et arma!
J'arrive à Varreddes, non sans grande difficulté. Les grosses branches des arbres qui bordent la route de chaque côté, tranchées par les obus de 75 comme par un gigantesque rasoir, la couvraient dans toute sa largeur. De nombreux cadavres jonchaient la terre. Près du pont du canal de l'Ourcq, je trouve bien alignés environ deux cents jolis paniers de shrapnells que les Allemands n'ont pas eu le temps d'emporter.
Source : Gallica

Abbé Formé Souvenirs personnels sur la bataille de la Marne… (1916)

Mais qu'importent tous les souvenirs, qu'importent toutes les joies, à côté du souvenir de notre victoire, à côté de la joie de notre libération? C'est chez nous qu'a été remportée cette victoire de la Marne à laquelle il faut toujours revenir, parce qu'elle a été le salut de la civilisation.
Chez l'instituteur de Germigny-l'Evêque, M. Eugène Ourry, les Allemands ont jeté dans un seau hygiénique deux croix de la Légion d'honneur.
Source : Gallica

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