Léon Néret

Élements biographiques

Léon Néret Au centre de la Bataille de la Marne… (1916)

Devant nous, tout était calme.
8 Septembre Nous avançons à nouveau contre un ennemi caché dans des tranchées parfaitement conditionnées. Malgré son feu d'artillerie que rien ne pouvait réduire au silence, nous passâmes à nouveau à travers le bois. Aussitôt que nous atteignîmes le côté nord, un feu fou s'ouvrit sur nous; feux d'artillerie et d'infanterie redoublèrent d'intensité. Un magnifique spectacle s'étend devant nous: dans le fond, tout au loin, Lenharrée est en flammes, et nous voyons l'ennemi en retraite et battu enfin.
Source : Gallica

Léon Néret Au centre de la Bataille de la Marne… (1916)

MONDEMENT
LES MARAIS DE St-GOND ont leur histoire. Alimentés par le Petit-Morin, encaissés par un double rang de collines, réduits à une bande allongée d'environ 18 kilomètres sur une moyenne de 5 kilomètres, ils étaient jadis bien plus étendus.
Un travail persévérant de dessèchement les conquiert chaque jour à une culture rémunératrice ; un autre travail, «travail d'avant-guerre » y fut tenté par les Allemands, il y a 2 ans, dans le but, présumé aujourd'hui, de bien connaître ce coin historique de notre pays.
Source : Gallica

Léon Néret Au centre de la Bataille de la Marne… (1916)

Blessé dans une de ces attaques, dit un caporal du 77e, je fus porté dans la cave de la ferme que les obus allemands inondaient encore. Une dispute furieuse se fait entendre au-dessus de moi. Les Allemands contraignent les nôtres à se retirer; dans la perquisition qu'ils font ils me trouvent et m'entourent de soins. Subitement les Français les délogent,
sauf mes visiteurs qui se rendent avec plaisir. Le 9, la région était libérée; nos soldats avaient refoulé l'ennemi en oblique sur Lenharrée.
Source : Gallica

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